Juan Branco rencontre Jean Lassalle
@anatolium
·
26 Janvier 2025
J'étais avec Jean Lassalle et sa famille à Lourdios-Ichère, un des plus beaux endroits de France.
C'était ma façon de commencer un grand parcours à travers notre pays, qui doit nous amener à la Présidence de la République et à nous retrouver en position, non seulement de négocier avec Donald Trump et Xi JinPing, mais également de représenter et relier un pays où la haine et la dépression sont devenus majeurs.
Un chemin qui passera par un nettoyage profond de nos écuries, du sol au plafond, avec des mesures violentes, nécessairement, qui viseront ceux qui nous ont pillés et abusés, et d'autres qui auront vocation à nous réconcilier.
Jean Lassalle est un homme qui a risqué sa vie pour ses idées, et construit un parcours qui est à lui. C'est chose rare, et chose qui n'est partagée par aucun de nos dirigeants actuels ou à venir. Tandis que ceux qui défendent Bardella, Attal ou d'autres, se pâment devant leur parcours sans faute, je préfère aller apprendre aux côtés de ceux qui ont eu l'humilité de défendre, seuls contre tous, leurs idées.
Le Monde, qui a commandé un énième portrait voué à être censuré, était venu me voir à mon cabinet quelques jours auparavant, à Paris, et l'une des questions qui me furent posées fut: "pourquoi aller voir des candidats qui ont fait 0, 1, 2% ?"
J'ai trouvé la question si arrogante et perdue que je n'ai en un premier temps pas su répondre. Puis j'ai simplement eu à dire: "parce qu'ils ont construit quelque chose qui leur appartient. Parce qu'ils sont et ils existent par eux mêmes. Parce que je n'ai rien à apprendre de ceux qui nous gouvernent."
A Lée puis à Pau ensuite, avec un viticulteur, des étudiants, des ouvriers agricoles, charpentiers et menuisiers, nous avons rempli une salle, en quelques jours, sans moyens.
C'était la deuxième question du Monde: "et pour l'argent ?".
Nous ne sommes plus au temps des campagnes à 40 millions d'euros, où il fallait aller jusqu'à Tripoli pour ramener des sacs remplis de billets.
Nous allons construire notre parcours différemment, avec du temps. Doucement.
J'ai été accueilli comme un roi - c'est-à-dire à l'horizontale, d'humain à humain. Et j'espère que l'on avancera comme cela.
Amitiés et pensées,
JB
PS: il va bien.