NON à la guerre !
tweet du 20 Novembre 2025
Nous ne cessons d’avertir du danger que présente l’utilisation de haut-gradés par le Président de la République afin de disséminer dans l’espace public un militarisme qui justifierait notre entrée en guerre. L’indifférence face à cette dérive est compromission. Nous sommes en danger. C’est de l’avenir des nôtres et de ceux qui suivront dont il s’agit. Ces politiciens sont prêts à tout. Et ces colonels, promus à la tête de nos armées pour devenir leurs perroquets, avec des airs psychotiques, leur meilleure arme pour nous dévaster. Cet homme, s’il n’agissait sur instruction, aurait été démis. Il ne l’est pas. L’acte est signé. Il vient de l’Elysée. Pensons à nos enfants. Pensons à nous protéger.
Ces distinctions ne sont pas anodines. Elles sont le maigre fil qui nous distingue encore des régimes politiques où le peuple est privé de toute souveraineté.
La comédie que joue Emmanuel Macron avec les hauts-gradés est grossière, et il ne faudra pas attendre longtemps avant une prise de parole de ce Monsieur, trop ravi de l'effet produit. Les militaires qui s'y prêtent se déshonorent, et atteignent à la réputation de l'institution.
Fabien Mandon n'est général que par jeux d'antichambres. Son grade de colonel de l'armée de l'air n'est quant à lui attribuable qu'à une carrière construite à coups de bombardements de groupes rebelles déguenillés, dans les pays les plus pauvres du monde, par Mirage et Rafale interposés. Ces aventures coloniales sans valeur et une ambition sans rapport avec ses qualités n'en on fait, que le pleutre d'un pouvoir avarié. Cet homme n'a, en d'autres termes, ni rapport au courage, ni à l'engagement éprouvés. Courage et engagement auquel il nous enjoint, parlant même de sacrifice d'enfants qu'il n'a jamais portés, a fortiori protégés. On mesure mal l'indécence et le danger pervers que ces paroles, par le Président de la République couvées, peuvent porter. En entrant de plain-pied dans le débat public, sans en avoir la légitimité, M. Mandon, colonel de l'armée de l'air et général préoposé aux alcôves et aux intrigues de palais, s'expose à voir scrutées chacune de ses compromissions, qui en ont fait le chien de son maître, soumis au bon vouloir d'un chef d'État désavoué par les urnes, prêt à envoyer son peuple à la mort pour se sauver, à rebours du sentiment, et des engagements, de la nation et de son instrument, l'armée. Il faut être sans pitié à l'égard de ces bas-gradés, qui font de la trahison et de la compromission leur carburant. Leurs pieds nous mènent à des fronts qu'ils n'ont jamais foulé. Notre détermination et notre volonté seules sont de nature à les faire cesser. Qu'ils aient honte d'exister. Et qu'ils reviennent à des terres qu'ils n'auraient jamais dû quitter.
Nous sommes des grains de sable, qui réunis, contribueront peut-être à enrayer la machine à mort à laquelle il nous espèrent soumis.