Juan Branco et Le Monde de Xavier Niel
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Les milliardaires ont besoin d'hommes de main pour contrôler leurs rédactions sans jamais laisser apparaître leurs interventions.
Louis Dreyfus et Jérôme Fenoglio jouent ce rôle là au sein du groupe Le Monde. Ils sont les chainons fondamentaux du contrôle par Xavier Niel de ce groupe qui contient Télérama, La Vie, Le Monde Diplomatique, etc. Ils nomment, recrutent, promeuvent et sanctionnent sur instruction, et utilisent l'encadrement, les chefferies de rédaction pour orienter et manipuler le traitement de l'information. Louis Dreyfus, qui gère toute une série d'autres médias pour M. Niel, déjeune tous les 15 jours avec lui pour s'assurer que tout avance comme espéré ; Niel, dont on rappelle qu'il est reçu toutes les semaines à l'Elysée.
Rencontré grâce à Pigasse, M. Dreyfuss avait notamment assuré le recrutement au Monde de l'un des amants de Bergé pour l'amadouer, où il l'avaitchargé de parcourir le monde pour "tester des hôtels" dans une rubrique tourisme parfaitement orientée. Ces hommes et leurs mensonges ont pour fonction de protéger leurs oligarques, mais aussi de nourrir la fable visant à rassurer les journalistes et le public, qui ne souffrent ainsi jamais d'interventions directes et peuvent fantasmer à leur indépendance. C'est le cas avec ce "fond d'indépendance de la presse", qui est en fait contrôlé par des gamins de vingt ans, Jules et John Niel, avec qui Xavier Niel a fondé NJJ Presse (Pour Niel, Jules et John, donc).
Xavier Niel a le pouvoir d'y désigner quatre des six administrateurs, qui n'est ainsi que son instrument. C'est comme cela qu'il y a fait nommer Jules, son enfant. Pensez donc, un gamin qui n'a de mérite que d'être le fils du propriétaire milliardaire siège au "board" de cette toute puissante fondation censée protéger l'indépendance des ouvriers de l'information ! On rit jaune, mais ce système, qui se reproduit ailleurs, constitue l'un des plus puissants piliers de corruption qui explique la façon dont ce pays s'est effondré. Chaque oligarque a son homme de paille, fort bien payés pour oublier le mal qu'ils fait. Kretinsky a Denis Olivennes, tandis qu'Arthur Dreyfuss a pris des galons auprès de Patrick Drahi. Mais revenons au Monde.
Comment faire confiance à des journaux qui mentent àç ce point sur eux-mêmes, de façon si orwelienne ?