Daesh et Tsahal mêmes combats
@anatolium
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25 Octobre 2024
L'Etat français doit, par tout moyen, éviter l'importation du conflit israélopalestinien sur notre territoire.
Plusieurs milliers de soldats franco-israéliens enrôlés volontairement par Tsahal vont revenir en France après avoir participé à la commission de violences de masse, dans un contexte de sauvagerie extrême.
Ils présenteront, pour beaucoup, de lourdes pathologies, dont une accoutumance à la violence, et, partant, un danger pour l'ordre public similaire à celui des "revenants" partis en Syrie et au Yémen.
15.000 enfants ont été tués par les soldats de cette armée en moins d'un an. Des milliers de civils ont été torturés, brutalisés, assassinés sans cause, parfois par des tirs à bout portant.
Un nombre incalculable de crimes de guerre et crimes contre l'humanité ont été commis sous l'autorité, le regard ou avec la participation de franco-israéliens.
Une partie de leurs auteurs reviendront à leur mère-patrie.
Il est fondamental que des procédures pénales soient ouvertes dès à présent par le parquet de Paris pour établir la responsabilité de chacun d'entre eux.
Il est tout aussi important que les services de renseignement déploient un suivi individualisé de chacun d'entre eux, et que des dispositifs d'encadrement soient déployés.
Il est évident que les personnes s'étant radicalisées dans un fondamentalisme religieux prônant le djihad présentent un degré de dangerosité plus élevé que ceux ayant décidé de servir des autorités étrangères, qui n'ont à ce stade aucune velléité à l'encontre de la population française ou de sa civilisation.
Il est cependant tout aussi évident que d'une part, la dangerosité et le passage à l'acte de personnes ayant développé un rapport à la violence ne sont pas seulement déterminés par des facteurs idéologiques ; d'autre part, que la radicalisation idéologique de certains secteurs de la société israélienne est bien réelle et présente des dangers croissants y compris à l'extérieur de leurs frontières ; et qu'enfin, en cas d'évolution de politique française sur la question, la population et les autorités françaises pourraient faire l'objet de représailles plus ou moins orchestrées et dirigées.
Il ne faut pas oublier que les autorités françaises n'ont pas hésité à frapper avec lourdeur des français s'étant mobilisés auprès des forces kurdes laïques qui luttaient contre le régime de Bashar Al Assad.
Il serait inconcevable qu'elles n'appliquent la même exigence aux revenants de ce conflit.
La violence est contaminante, et des décompensations interviennent parfois des mois, des années après la participation à des événements traumatiques, qui peuvent toucher l’entourage, aléatoirement, ou se voir instrumentalisées par des prêcheurs de violence.
L’auteur de l’attentat de Nice était un psychotique sans rapport à la religion encore quelques jours avant les faits, mais ayant eu à connaître d’intenses épisodes de violence dans sa jeunesse.
De la même façon que tous les binationaux exfiltrés de Gaza ont fait l'objet d'un criblage précis, il est donc fondamental qu'il en aille de même pour ceux ayant décidé de s'enrôler dans l'armée israélienne.
La sécurité de la France et de ses populations, quelles que soient leurs confessions, mais aussi de leurs proches l’exigent.